Développeur depuis plus de vingt ans et grand joueur devant l’éternel, mon goût irrationnel pour les runner m’a donné, après avoir acquis une licence « indépendant » de Unity, l’envie de faire un jeu fun et respectant les joueurs.
Le principe devait être une course en ville, un peu déjantée, avec une musique décalée vis-à-vis de l’action et des bonds dans tous les sens avec tous ces gros messages de bande dessinée qui rappel furieusement certain des premiers jeux d’action.

Ainsi est née l’idée de RoadRunner.

Dans une dystopie ou les états n’auraient plus les moyens de payer une police officielle, les villes livrées aux criminels n’auraient d’autre choix que de faire appel à des mercenaires qui, avec les moyens du bord, installeraient un gyrophare sur le toit de leur bolide et tenteraient de rattraper les contrevenants fous furieux qui foncent dans tout ce qui bouge.

La course commence dans le vrombrissement du moteur de la voiture des criminels qui s’enfuient au loin et l’arrivée du terrible engin que l’on pilote. C’est là que j’ai voulu apporter un attrait supplémentaire au joueur par cette notion de poursuite et la possibilité de rattraper quelque chose.

 RoadRunner RoadRunner

En effet, la plupart des runners proposent soit de fuir, soit de courir sans but. Pour moi, le stress et la tension sont bien plus grands quand l’on tente de rattraper quelque chose, qu’on le voit se rapprocher petit à petit passé une certaine vitesse, que l’on sait que la moindre erreur le fera s’éloigner à nouveau et que le regard se perds entre les obstacles et ce but, si proche, qu’un simple contact pourra perdre.

Alors bien sûr, pour un premier jeu, sachant que j’ai le sens artistique d’un pied de marmite en fonte, et sans équipe artistique, la conception a du subir des concessions et certains choix ont été faits pour réduire quelque peu mes désirs initiaux. Toutes les concessions ? Non, car une résistait encore et toujours à l’envahisseur : le fun.

A grand coup de nitro, de sauts, de combos, d’arrestations sauvages et de bonus, j’ai tenté de mettre tout le fun que je pouvais apporter aux joueurs dans cette réalisation. Bien entendu des choix ont été discutés avec mes amis et testeurs, les rétrecisseurs de voies qui tuent en un coup ont été décriés, les aspects de certains messages ont évolué. Mais je sais que ce jeu a occupé de longues heures ceux qui l’ont téléchargé grâce aux retours d’un grand nombre d’utilisateurs et par le soutien que j’ai reçu. Au fil des versions, et il y en a eu un grand nombre, le jeu s’est peaufiné et amélioré. Et, bien que travaillant activement sur un nouveau projet totalement différent, il continuera à être amélioré et debuggé pour fournir la meilleure expérience possible aux joueurs.

RoadRunner RoadRunner

Chacun des 4 environnements disponibles a été pensé pour apporter une atmosphère propre et offrir un gameplay qui, si il n’est pas radicalement modifié, n’en reste pas moins différent. La ville et ses immeubles qui sont la partie la plus calme, les gratte-ciel du cœur avec ses chicanes mortelles, les pavillons « desesperate housewives » et ses intersections mortelles et le pont (encore un peu buggé j’avoue) et ses sauts libres et multiples. Allié au magasin du jeu et ses 7 voitures et 28 bonus à débloquer, aux 46 trophées à remporter (donc certains bien retors qui impliquent de faire une course, longue et haletante, rien que pour eux), je me suis moi-même, malgré ses petits défauts, bien souvent fait prendre à mon propre jeu et ait grillé bien des heures à courir après ma voiture bleue !

Road Runner se veut une utopie. Une utopie que seul l’avenir pourra peut-être rendre réelle. Cette utopie est de ne pas se moquer du joueur. De lui offrir dès le début la vision de tout ce qu’il y a dans le jeu, de lui permettre de jouer des heures durant sur une version gratuite car même la première voiture est fun bien que peu maniable et de ne pas tenter de lui faire vider sa bourse dans des valeurs virtuelles. Même si le freemium est « le » modèle économique à la mode, RoadRunner n’a qu’un mode de commercialisation : si le joueur trouve le jeu assez fun, y joue assez longtemps et veut plus de voitures et plus de bonus, il peut faire l’acquisition de la version complète à moindre frais. Dans tous les cas, j’ai toujours mis en avant la version gratuite en espérant que, avec ce jeu, un maximum de personnes s’amusent.

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  • Joe Ko Vitch

    RoardRunner, pour moi le meilleur runner du marcher avec son super game play et son design 3D. A tester à tout prix !